CRCDE
 

Droits humains et activité économique : Asymétrie ...

 
20 Novembre 2014

Conférence-midi avec Bonnie Campbell, professeure au Département de science politique de la Faculté de science politique et de droit de l’UQAM

Lire l'analyse de Lynda Hubert Ta sur le sujet, dans GaïaPresse : Encadrement du secteur minier en Afrique et problèmes de légitimité des entreprises minières : quelles stratégies pour quels objectifs?

le jeudi 20 novembre 2014, de 11 h 30 à 13 h

à la salle 3A du pavillon Charles-De Koninck de l'Université Laval.

Formation continue reconnue par le Barreau du Québec.

Coût: 60 $ pour les avocats qui veulent la reconnaissance de formation continue
         30 $ pour les étudiants qui veulent la reconnaissance de formation continue
         L'entrée est libre pour le grand public.

« Droits humains et activité économique : Asymétrie des relations et enjeux de régulation et de légitimité dans le secteur minier à l’échelle internationale »

La technisation croissante des approches dans le domaine du développement international, notamment en ce qui concerne le secteur extractif, a contribué à faire disparaitre certaines dimensions clés des analyses relatives aux rapports d’influence et de pouvoir. L’examen des processus de réforme des cadres règlementaires dans le secteur minier en Afrique en fournit un excellent exemple. Ces réformes, des années 1980 à nos jours, mettent en évidence un processus cumulatif de libéralisation qui a des implications majeures pour le développement économique et social des pays concernés, ainsi que les droits humains. Un élément qui a attiré beaucoup moins d’attention mais qui recouvre une importance particulière est le fait que la réforme des régimes miniers africains visait explicitement une redéfinition en profondeur du rôle de l’État, redéfinition qui a introduit un réaménagement de la distinction entre sphères d’autorité et de responsabilité publique et privée, impliquant un transfert de ce qui relevait auparavant de l’autorité publique vers des acteurs privés. Il peut être démontré que la nature de ces réformes réglementaires, dans un contexte d’affaiblissement systématique des capacités institutionnelles et politiques des États, a eu des implications majeures  pour la légitimité même des opérations des entreprises minières, notamment parce la nouvelle conjoncture a été accompagnée par un nombre croissant d’incidents de violation des droits humains. C’est entre autres à ces enjeux que tentent de répondre les stratégies de « responsabilité sociale des entreprises » (RSE).

La présentation fera ressortir les défis toujours présents et très réels auxquels font face les recherches sur ce secteur, comme l’illustrent en ce moment les enjeux de la  « traçabilité » des revenus miniers, mais elle présentera aussi une série d’initiatives qui illustrent qu’il existe en ce moment un renouvellement des approches afin de surmonter certaines barrières conceptuelles à la prise en compte des rapports de pouvoir qui informent les processus politiques et la mise en valeur des ressources dans ce secteur.

Veille
Environnementale

13 Septembre 2017
Règlement sur la procédure de sélection des personnes aptes à être nommées membres du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement
31 Août 2017
Un réchauffement d’un seul degré bouleverserait l’écosystème de l’Antarctique
23 Août 2017
Amazonie: des millions d'hectares ouverts à l'exploitation minière
24 Juillet 2017
De retardataire à chef de file? L'intérêt renouvelé du Canada pour la protection de la nature pourrait donner des résultats
24 Juin 2017
Vers un Pacte mondial pour l’environnement : Agir pour la planète, agir par le droit
 
 

Conception : Inès Cheniour. Réalisation : Centre de services en TI et en pédagogie (CSTIP). Tous droits réservés. © 2014 Université Laval

Panneau d'administration