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L'accaparement des terres et la sécurité alim ...

 
5 Avril 2017

La conférence-midi se tiendra au local 3A du pavillon De Koninck à 11h30 le mercredi 5 avril 2017.

Cécile Duclaux-Monteil Ott, coordonnatrice de recherche au Centre d’études juridiques africaines de Genève (CEJA) et chargée d’enseignement à l’Université Senghor, donnera une conférence sur les interrelations entre le phénomène d’accaparement des terres en Afrique et le respect des droits humains. Dans sa présentation, la conférencière mettra un accent particulier sur les mécanismes juridiques et politiques nécessaires aux niveaux national, local et régional au renforcement des droits des populations locales et autochtones en Afrique.

Cette conférence-midi est organisée par la Chaire de recherche du Canada en droit de l’environnement en partenariat avec l’Institut EDS et la Chaire de recherche du Canada sur la justice internationale pénale et les droits fondamentaux.

Biographie

Cécile Duclaux-Monteil-Ott est docteure en droit international et comparé de l’environnement. Consultante indépendante, elle a travaillé pour plusieurs ONG européennes et africaines.

Elle a été Juriste associée pays Gabon pour le compte de ClientEarth dans le cadre du projet : Renforcement des capacités juridiques de la société civile, des communautés locales et autochtones à travers une approche transversale de la gestion des ressources naturelles (2013-2014). Elle a été consultante/formatrice de ODECCO (Organisme d’Etudes, de Développement et de Conseils) (1995-2000) et pour l’ONG ALISEI, Libreville (2014).

Coordinatrice de recherches au Centre d’Études Juridiques Africaines de Genève (CEJA), elle est également chercheure associée au Centre de Droit International de Lyon 3 et chargée de cours depuis 2011 auprès de plusieurs universités africaines et du Maghreb.

Auteure de l’ouvrage paru à l’Harmattan sous le titre « Exploitation forestière et droits des populations locales et autochtones en Afrique Centrale (Cameroun, Congo, Gabon et RDC) », elle a également réalisé un certain nombre d’études et publications relatives au droit de l’environnement et aux libertés fondamentales dans le contexte africain et européen

Elle collabore à de nombreuses recherches sur les évolutions du droit forestier en Afrique. Elle est membre du groupe d'experts de la gouvernance forestière en Afrique Centrale (COMIFAC) et du Réseau des Juristes africains spécialistes de l’Environnement (RJAE).

Résumé

Bien que le phénomène d’accaparement des terres soit mondial, d’importants rapports et études, tout en informant l’opinion publique sur l’ampleur de ce phénomène, montrent que celui-ci est plus accentué dans les pays d’Afrique. Si la question de l’accaparement des terres ne laisse pas indifférent, chaque entité qui intervient sur cette question l’aborde sur un angle différent : sécurité alimentaire, intérêts de l’État, intérêts des investisseurs, droits des populations locales et autochtones, etc.

Concernant les populations locales et autochtones, dans plusieurs pays africains, selon une tradition multiséculaire, « La terre ne se vend pas ». Or, les terres sont très souvent concédées sans l’implication et la consultation des communautés utilisatrices des terres. L’accaparement des terres apparait, alors, comme un phénomène brutal qui remet en cause les pratiques ancestrales traditionnelles, menace la sécurité alimentaire et hypothèque l’avenir des générations futures.

Il faut relever, d’emblée, qu’il existe d’importantes initiatives de gestion des ressources naturelles (régionales, internationales). Les gouvernements s’y sont engagés parce que ces initiatives sont officiellement porteuses de développement. Pourtant, de multiples questions demeurent sans réponse : pourquoi tous ces instruments n’arrivent-ils pas à concilier les intérêts des États, des investisseurs et ceux de la population ? Quel est l’impact de l’accaparement des terres sur la sécurité alimentaire et sur le climat? Quel est le rôle des agences d’aide au développement ? Comment favoriser des investissements responsables ? Quelle est l’influence des « nouveaux acteurs » ? Quel rôle pour la société civile ? Quid de la responsabilité institutionnelle ? etc.

Dans sa présentation, la conférencière tentera d’apporter des réponses à ces questions en mettant un accent particulier sur les mécanismes juridiques et politiques nécessaires aux niveaux national, local et régional au renforcement des droits des populations locales et autochtones. De plus, à son avis, la réalisation des objectifs de développement durable (ODD) et de lutte contre le changement climatique ne peut se justifier sans le respect des droits d’accès à la terre des populations les plus vulnérables (femmes, populations locales et autochtones, enfants, vieillards, etc).

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